Jean-François Corty, le médecin globe-trotteur et humaniste

http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/23/2484123-jean-francois-corty-le-medecin-globe-trotteur-et-humaniste.html

Engagé très tôt dans l’action humanitaire, Jean-François Corty est aujourd’hui directeur des opérations internationales de Médecins du Monde. Un Toulousain qui a réalisé son rêve.

Dès l’année du bac, Jean-François savait qu’il voulait faire de la médecine pour s’engager dans l’humanitaire. Une enfance partagée entre le Maroc et la Haute-Garonne, auprès d’un père dentiste et d’une mère prof de biologie, a suffi pour sensibiliser l’enfant du Comminges au sort des plus démunis. «Je voyais dans la médecine la possibilité de faire des choses concrètes, pour ensuite pouvoir en parler et faire changer les choses», explique-t-il. Étudiant en médecine à Toulouse, Jean-François fait son stage à l’antenne locale de Médecins du Monde, tout en faisant du bénévolat à Médecins sans Frontières. Une année d’études en sciences politiques parachève sa formation, faisant de lui un médecin militant. Pendant les années 2000, Jean-François sillonne les théâtres de guerre et de catastrophes naturelles pour Médecins sans Frontières, du Libéria à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, le Niger ou l’Erythrée, en tant que médecin ou chef de mission. Focalisé sur son objectif, Jean-François demeure pudique quant à son vécu en terres parfois très hostiles. «Chaque terrain est différent. Il peut y avoir beaucoup de stress et de violence. On doit faire confiance à notre équipe», avoue-t-il. En 2009, le médecin rejoint Médecins du Monde en tant que directeur des opérations France. «Le fait d’avoir grandi dans un milieu rural m’a sensibilisé à la question de la précarité», note-t-il. La solidarité et l’égalité de l’accès aux soins sont les valeurs portées par Jean-François avec le développement de programmes dans des zones oubliées des politiques publiques. «Médecins du Monde est une organisation militante. On agit sur le terrain, puis on témoigne de ce que l’on voit sur la base des opérations pour faire changer les choses», précise Jean-François. «Travailler au sein d’une organisation indépendante des partis politiques et de l’agenda partisan est très important pour moi. Lire la suite

Françoise Sivignon : « Le conflit syrien est d’une complexité énorme »

Pourquoi la guerre en Syrie mobilise-t-elle si peu l’opinion ?

La réponse de Françoise Sivignon, présidente de Médecins du monde

En août dernier, Médecins du monde a lancé une pétition en ligne pour alerter sur la situation en Syrie. Jusqu’au début de cette semaine, le nombre de signataires plafonnait, et ce depuis des mois, autour de 30 000 personnes. C’est peu comparé, par exemple, aux centaines de milliers de signatures que notre pétition sur les prix des médicaments a recueillies. Le manque de succès de cet appel montrait le peu de mobilisation des Français autour du sort d’Alep et plus largement du conflit en Syrie.

Ces derniers jours, nous avons constaté une brusque augmentation des signatures. Cela est dû aux images en provenance d’Alep et à notre activation des leviers politiques. La semaine dernière, nous avons, par exemple, rencontré le président Hollande, pour que les règles du droit international soient respectées. Lire la suite

Médecins du monde s’implique pour l’accès aux droits santé La Santé près de chez vous

La mission est presque inédite pour Médecins du monde. C’est en effet seulement la deuxième fois que Médecins du monde met en place, en France, un dispositif du genre en zone rurale. Lire la suite

Enfer d’Alep : Médecins du Monde craint pour l’avenir des civils

Le directeur des urgences de l’ONG Médecins du Monde, Joël Weiller, dresse un état des lieux glaçant de la situation humanitaire à Alep et s’inquiète de l’avenir des civils de la ville, maintenant que les forces de Bachar El-Assad et ses alliés en ont repris le contrôle.

http://videos.leparisien.fr/video/enfer-d-alep-medecins-du-monde-craint-pour-l-avenir-des-civils-13-12-2016-x555qz8

En Haïti, deux mois après l’ouragan Matthew, les estomacs sont vides

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’ouragan Matthew dévastait le sud de l’île, faisant près de 600 morts. Les trombes d’eau salée ont réduit à néant près de 90 % des terres cultivables ; 1,4 million de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Patricia Jolly (Envoyée spéciale à Fond-Bayard, Jérémie, Julie (Haïti)

C’est un fétu de peau et d’os emmailloté de jaune. Sur sa minuscule poitrine haletante, une infirmière du service pédiatrique de l’hôpital départemental de Jérémie, en Haïti, promène un stéthoscope. Mylove Jean n’avait que 2 mois quand l’ouragan Matthew a dévasté les départements du sud de l’île dans la nuit du 3 au 4 octobre, faisant près de 600 morts.

La petite a survécu jusqu’ici, mais, depuis la tempête, tout va de mal en pis pour elle et les siens. Son père est mort du choléra trois semaines après le passage du cyclone tropical et, comme la moitié de la quinzaine de tout jeunes patients alités autour d’elle, elle souffre de malnutrition aiguë. Sa mère, Micheline Baptiste, l’a amenée il y a huit jours, à moto-taxi, depuis la commune de Marfranc. Une heure trente de pistes défoncées moyennant 225 gourdes (3,20 euros) – le double du tarif habituel – que des voisins lui ont avancées… Lire la suite

Alep-Est : « Ce n’est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée »

Médecin et directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, Jean-François Corty est revenu jeudi sur franceinfo sur les conditions difficiles des médecins d’Alep (Syrie).

Des médecins se sont rassemblés jeudi 8 décembre à Paris en soutien aux médecins syriens qui essaient de soigner les victimes civiles habitant notamment dans la partie est de la ville d’Alep. L’un d’eux, Jean-François Corty, médecin et directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, a expliqué à franceinfo que cette mobilisation avait pour but de rappeler que « ce n’est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée« .

« Depuis le début du conflit, les civils paient un lourd tribut dans cette guerre. Ce sont des centaines de milliers de blessés et de morts, des millions de réfugiés et de déplacés », relève le médecin qui dénonce « une destruction aussi quasi-systématique des hôpitaux et des centres de soins« . Lire la suite