Un Somalien retrouvé mort dans un camp de migrants à Paris. Médecins du monde appelée auprès des exilés.

Un demandeur d’asile somalien âgé de 28 ans est mort lundi dans le camp de migrants parisien de la Porte d’Aubervilliers, qui doit être évacué avant la fin du mois, a appris l’AFP de sources concordantes.

Le jeune homme «a été découvert mort ce matin dans sa tente, rue d’Aubervilliers» sans que les circonstances du décès ne soient connues dans l’immédiat, a affirmé une source policière à l’AFP.

L’enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat du XVIIIe arrondissement parisien.

Il s’agissait, selon son récépissé de demande d’asile que l’AFP s’est procuré, d’un célibataire de 28 ans qui venait de déposer sa première demande le 2 janvier à Paris.

Il vivait «depuis quelques mois à Paris», a affirmé Julie Lavayssière, responsable locale de l’association Utopia56, qui vient en aide aux migrants dans les campements insalubres du nord-est parisien, et dont les équipes le «connaissaient bien».

Appelée par d’autres exilés présents sur le camp installé en bordure du périphérique, une équipe de Médecins du Monde (MdM), qui offre une aide médicale sur place, a «tenté de réanimer» le demandeur d’asile, en vain, a-t-elle ajouté.

Un responsable de MdM, présent sur place, a confirmé l’information et le décès «sur un terre-plein» du camp à l’AFP, sans autre commentaire.

«Il n’y a pas d’accueil pour les migrants, et ils n’ont pas accès aux soins non plus. On les laisse à l’abandon, et voilà les conséquences», a encore déploré Julie Lavayssière.

Plus de deux mois après celui de la Porte de Chapelle, dans le nord-est de Paris, le campement aux allures de bidonville de la Porte d’Aubervilliers doit être évacué avant la fin du mois, selon la préfecture de la région Ile-de-France.

Belle soirée des donateurs de Médecins du Monde à Marseille

Autour d’un film sur les recycleurs de déchets au Népal, les donateurs ont pu partager avec les acteurs de la délégation PACA de Médecins du Monde au sujet de la situation de ces femmes et enfants qui travaillent dans des conditions mettant gravement en danger leur santé et ensuite on a échangé sur la situation à Marseille mettant malheureusement en avant de nombreuses similitudes.

Conseil d’administration de Médecins du Monde

Présidente: Dr Françoise Sivignon

Vice-présidents :

Dr Frédéric JACQUET

Dr Luc Jarrige

Secrétaire Générale : Margarita GONZALEZ,

Secrétaire Général Adjoint : Christian LAVAL

Trésorier : Dr Philippe de BOTTON  

Trésorier Adjoint : Catherine Giboin

Délégué à la Présidence : Dr Serge LIPSKI

Membre titulaire : Dr Florence RIGAL

Membre titulaire : Julien BOUSAC

Membre titulaire : Jean-Pierre LHOMME

Membre titulaire : Dr Joël LE CORRE

Membre suppléant : François BERDOUGO

Membre suppléant : Anne GUILBERTEAU

 

Grossesses non désirées : MDM renforce la lutte en synergie avec d’autres acteurs

Médecins du monde (MDM) France/ Burkina a organisé un atelier de concertation avec ses partenaires de mise en œuvre le 25 août 2015 à Loumbila. Cette rencontre vise à créer une synergie d’actions contre les grossesses non désirées.

Il n’y a pas de statistiques au niveau national sur les grossesses non désirées. Mais « certaines enquêtes nous indiquent que les grossesses non désirées constituent un phénomène surtout dans les milieux scolaires. Donc il est urgent d’agir avant qu’on ait des statistiques alarmantes », a indiqué Dr Philippe Zésouma Sanou de la direction de la santé de la famille.
C’est pourquoi Médecins du monde (MDM) renforce sa collaboration avec ses partenaires dans la lutte contre les grossesses non désirées. L’atelier de Loumbila vise à impliquer davantage ses partenaires dans une stratégie collective de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des enjeux de la lutte contre les grossesses non désirées et les avortements clandestins. Continuer la lecture

Au Népal, comment organiser l’aide humanitaire en plein « chaos » ?

Des dizaines de milliers de Népalais choqués et sans logement qui patientent sous des tentes de fortune dans l’attente de secouristes : c’est la situation de « chaos » et de « crise humanitaire majeure » que décrivent les ONG sur place, alors que l’ancien royaume himalayen a été ravagé par un violent séisme, samedi 25 avril, qui a fait plus de 4 000 morts et 7 900 blessés.

Lire notre reportage : Terreur et chaos dans les décombres de Katmandou

« Le Népal est habitué aux tremblements de terre, mais cette fois, avec une secousse de cette magnitude [7,8], et les nombreuses et fortes répliques qui ont suivi, les habitants sont à la rue, entre les uns qui ont peur de retourner chez eux et les autres qui ont perdu leur maison, témoigne Alain Lapierre, responsable des urgences pour l’ONG Care au Népal, arrivé sur place samedi midi depuis la Thaïlande. Leurs conditions de vie sont très difficiles, en plus du traumatisme et des pertes de proches. Beaucoup tentent de quitter Katmandou. »

Lire aussi : Le Népal, terre de préoccupantes menaces sismiques

Mais selon l’ONG, qui dispose de quatre bureaux dans le pays, la situation est pire encore à l’extérieur de la capitale, dans des villes comme Pokhara, Gorkha ou Lamjung, très proches de l’épicentre du séisme. « Les survols en hélicoptère ont montré que la plupart des maisons y étaient effondrées, précise le chargé de mission. Mais ces régions sont très difficiles d’accès car les routes, déjà en mauvais état, sont détruites. L’arrivée des secours est lente ou inexistante et l’on ne connaît pas encore précisément l’ampleur des dégâts. »

 

 

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Carte de situation de l’épicentre du séisme au Népal. Infographie « Le Monde »
 

 

 

Kits chirurgicaux

Comme Care, et ses 150 employés locaux, plusieurs ONG françaises disposent d’équipes à pied d’œuvre depuis samedi, immédiatement mobilisées et au fait du terrain dans la mesure où elles étaient déjà présentes dans le pays pour mener des actions de long terme. Médecins du monde comptait ainsi une vingtaine d’employés dans la ville de Chautara, à 50 km à l’est de Katmandou, dans le cadre d’un programme de santé maternelle et infantile. « Ils ont pu donner les premiers soins, s’occuper des blessures les plus légères. Et surtout évaluer les besoins et les structures restées debout sur lesquelles s’appuyer. Mais la plupart des hôpitaux sont détruits, et les centres de soins restants débordés », explique Gérard Pascal, chirurgien de l’ONG, chargé des situations d’urgence et des crises internationales. Continuer la lecture

Népal: « l’urgence, c’est les 72 premières heures » explique Médecins du Monde

Après le brutal séisme au Népal samedi, « l’urgence c’est les 72 premières heures » pour soigner les milliers de rescapés, explique à l’AFP Gilbert Potier, directeur des opérations internationales de Médecins du Monde qui, comme des dizaines d’autres ONG, déploie des moyens de secours.
« Tout le monde sait que c’est dans les 72 premières heures qu’on a le plus besoin de nous (.

..), qu’on est le plus efficaces sur les traumatismes, les fractures, les écrasements des gens qui ont été ensevelis », déclare Gilbert Potier.
Une équipe de douze personnes (chirurgiens, anesthésistes, infirmières et logisticiens) de Médecins du Monde, en partenariat avec Solidarités international, qui prendra en charge l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, décolle lundi pour le Népal.
Vont également être envoyées 20 tonnes de matériel, deux cliniques mobiles capables de recevoir chacune un millier de patients pour des opérations chirurgicales, et deux autres capables de prendre en charge chacune 10.000 personnes pour des soins de médecine courante.
Les Népalais « font face à un afflux de blessés auquel ils ne sont pas habitués et si les structures de santé sont détruites, ils vont être débordés », anticipe M. Potier.
« Ce qu’on va les aider à faire c’est le tri entre les moins blessés et les plus blessés », explique l’humanitaire, qui rappelle que « des gens sont encore sous les décombres » et que d’autres continuent à être blessés par des chutes de murs, de pierres, provoquées par les nombreuses répliques du séisme. Le bilan pourrait s’alourdir si la situation sanitaire se dégrade en raison d’un manque d’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins.
– Une catastrophe anticipée – Continuer la lecture