SANTÉ MÉDECINS DU MONDE Metz : Militants de l’accès aux soins des plus démunis

On connaît l’ONG pour ses activités internationales, mais quelles sont les missions locales de Médecins du monde ? À Metz, seize bénévoles militent pour que les plus démunis aient accès aux soins, quels qu’ils soient.

Il y a des cabossés de la vie, là pour une douche ou un café. D’autres viennent pour rencontrer une travailleuse sociale de la Fondation Abbé-Pierre ou consulter un professionnel de Médecins du monde. Ce jour-là, l’organisation non gouvernementale (ONG) tient une des trois consultations hebdomadaires à la Boutique de la solidarité, rue Clovis, à Metz.

Dans la pièce principale qui fait office de salle d’attente, des travailleurs pauvres, des réfugiés, des toxicomanes, des sans-abri, tous en grande précarité et souvent en exclusion sociale, attendent leur tour. Tout le monde est accepté, couverture sociale ou pas. Ici, on prend le temps d’écouter, de parler santé ou d’autre chose, de comprendre un interlocuteur qui ne maîtrise pas bien le français.

De l’autre côté de la porte, Alain Baptiste, généraliste à Faulquemont, fait « de la bobologie », comme on dit dans le métier. « On a très peu de pathologies graves, nous soignons des choses simples à remettre dans un contexte , explique le médecin bénévole. On se débrouille avec un stock de médicaments géré par une pharmacienne et on y arrive. On peut soigner un peu de tout mais on va au plus urgent. Avec dix médicaments, nous traitons tout le monde. » Si le médecin estime que des soins plus lourds sont nécessaires, le patient est orienté vers la Pass, la Permanence d’accès aux soins de santé, à l’hôpital de Mercy. Avec, pour sésame, un précieux ticket de bus que « mes collègues vont arracher aux TCRM ». Continuer la lecture

Cyclone Pam dans l’archipel Vanuatu : les appels aux dons sont lancés –

Le cyclone Pam, classé catégorie 5 (le niveau le plus élevé sur l’échelle de classification de l’intensité des ouragans), a dévasté ce weekend l’archipel du Vanuatu, où vivent 270 000 personnes, et a détruit 90 % des habitations de la capitale, Port Vila. Baldwin Lonsdale, le président de ce pays qui compte parmi les plus pauvres du monde, a appelé à l’aide la communauté internationale en expliquant, la voix étranglée par l’émotion, que les besoins étaient immenses.

« Dans l’immédiat, il nous faut un soutien humanitaire, à plus long terme nous avons besoin d’une aide financière et d’une assistance pour commencer à reconstruire nos infrastructures. Nous avons tout à reconstruire », a expliqué le chef de l’État à l’AFP alors qu’il quittait le Japon, où il participait justement à une conférence des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles.

L’UNICEF, dans un communiqué de presse, décrit l’ampleur des dégâts : « La moitié de la population du Vanuatu (132 000 personnes) a été affectée, dont au moins 54 000 enfants ». Vivien Maidaborn, directrice générale de l’UNICEF Nouvelle-Zélande, explique : « Les informations dont nous disposons nous font estimer que 90 % des habitations de la capitale ont été endommagées ou détruites. Nous attendons plus de précisions en provenance des zones affectées mais cela ne laisse rien présager de bon pour un grand nombre d’habitations plus éloignées de la capitale, dont un grand nombre est construit à base de matériaux comme du jonc ou de la tôle ondulée, très peu résistants face à des vents forts et des inondations ».

Risques de maladies infectieuses

Médecin du Monde (MdM) a lancé un appel aux dons pour venir en aide aux habitants des îles. Vanuatu aura notamment besoin d’aide pour des installations sanitaires provisoires, de purification de l’eau, de savon, de matériel médical… L’équipe de MdM, partie des Philippines, devrait arriver en soirée pour évaluer l’état des structures sanitaires et agir efficacement dans les délais courts. Continuer la lecture

Cyclone Pam au Vanuatu : l’aide arrive difficilement dans l’archipel

Par Noémi Marois et Martin Feneau avec AFP

URGENCE – Les ONG peinent à venir en aide aux habitants de cet archipel du Pacifique sud dévasté vendredi par le cyclone Pam.

Maisons rasées, arbres arrachés, routes coupées… L’archipel du Vanuatu, un des plus pauvres du monde, a été dévasté vendredi soir par des vents de 320 km/h. Le bilan provisoire de huit morts pourrait être beaucoup plus lourd puisque le contact avec certaines des 83 îles n’a pas encore été rétabli. L’aide humanitaire, qui commence à arriver, va devoir s’adapter à ces conditions particulièrement difficiles.

Un archipel rasé et démunie. « 80% de la capitale Port Vila est par terre », explique à Europe 1 Joël Weiler, responsable des urgences à Médecin du monde et « ce qu’on sait, c’est qu’il y a peu de ressources médicales, même avant le typhon ». Par exemple, « un enfant qui a de la fièvre ne peut pas avoir un traitement basique comme du paracétamol ».

« Tout est par terre, la végétation est couchée, les arbres ressemblent à des cure-dents cassés, c’est étonnant. C’est difficile de voir un logement qui n’a pas été touché », a expliqué Tom Perry, porte-parole de Care International.

Et d’après Tom Skirrow de l’ONG Save the children, 15.000 habitants ont perdu leur logement dans la seule capitale Port Vila. Le survol des îles les plus excentrées a confirmé « que tout est détruit ».
Si les survols ont pu permettre aux ONG de voir des dégâts, elles ne savent pas où en sont les habitants. « Je suis absolument certain qu’au moins 150.000 personnes ont été touchées de manière significative, et parmi elles, 75.000 sont des enfants », a-t-il ajouté.

Évaluer avant d’aider. Une aide venue d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de France a commencé dès ce week end à arriver par avion à l’aéroport de Port Vila. Mais les employés des associations humanitaires réalisent qu’elles n’ont aucun moyen de faire parvenir leur aide aux îles les plus reculées. Médecins du Monde a par conséquent « décidé d’envoyer une équipe d’évaluation qui va rentrer sur Port Vila », explique Joël Weiler. Selon lui, « il y en a pour un moment pour avoir un vision globale de la situation ». Continuer la lecture

Médecins du Monde dénonce les restrictions d’accès aux Soins et à la Santé

Médecins du Monde dénonce les restrictions d’accès aux Soins et à la SantéLa Loi de Santé 2015 sera débattue au Parlement en avril prochain. Actuchomage entame le décryptage des enjeux avec Médecins du Monde qui milite en faveur de l’égalité d’accès aux soins.

 

Contrairement à l’image que certains en ont, Médecins du Monde est très présente en France métropolitaine et dans les DOM (Réunion, Mayotte, Guyane…).

L’association assure, entre autres missions, des permanences de soins pour les plus démunis : 50.000 consultations par an. Autant dire qu’elle est particulièrement au fait des problématiques d’accès à la santé.

Si son engagement médical se focalise principalement sur les migrants, les SDF et les toxicomanes, MDM est de plus en plus sollicitée par des précaires confrontés aux difficultés.

Nous avons interrogé le Docteur Jean-François Corty, Directeur des Missions France de Médecins du Monde. Il nous apporte son éclairage sur quelques points essentiels visant à garantir la santé des plus démunis :

• Élargir l’accès à la CMU à toutes les personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

• Fusionner la CMU et l’AME (Aide Médicale d’État) pour en faciliter la gestion administrative.  Continuer la lecture

Journée des donateurs Médecins du Monde à Bordeaux

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Evénement
Invitation Bordeaux
Invitation Journée des donateurs
Jeudi 26 mars 2015 à 18 heures 30
A Médecins du Monde
2 rue Charlevoix de Villers – 33300 BORDEAUX

Chère donatrice, chez donateur,

Thierry BRIGAUD, Président de Médecins du Monde,
Véronique LATOUR, déléguée Régionale d’Aquitaine
Et moi-même vous invitons à une soirée d’échanges et de débats, sur le thème:

« La justice dans l’accès aux soins »

Consulter le programme
. S’inscrire avant le 20 mars par email : aquitaine@medecinsdumonde.net ou par téléphone : 05 56 79 13 82

Nous comptons sur votre présence, et serons heureux de vous écouter et de répondre à vos questions sur l’action de Médecins du Monde « ici et là-bas ».

Nous vous remercions pour votre soutien.

Bien cordialement.

Paule CHAMPETIER DE RIBES
Présidente du Comité des Donateurs
de Médecins du Monde

 

JE PARTICIPE

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« Les laboratoires pharmaceutiques investissent souvent moins dans leur R&D que dans le marketing », selon Médecins du monde

L’ONG Médecins du Monde (MDM) a engagé un bras de fer contre le laboratoire américain Gilead. Afin de favoriser l’arrivée de génériques à moindres coûts, elle demande à l’Europe de s’opposer au brevet du sofosbuvir, un nouveau médicament très efficace contre l’hépatite C, mais au prix exorbitant. Les explications de Céline Grillon, responsable du plaidoyer pour la réduction des risques à MDM.

L’Usine Nouvelle – Engager une action contre un brevet pour faciliter la mise sur le marché des génériques est une pratique connue dans les pays émergents. Est-elle vraiment applicable à l’Europe ?

Céline Grillon – La question n’est pas de savoir s’il faut s’inspirer des stratégies utilisées avec succès par les pays émergents pour faire baisser les prix des traitements. Mais comment se fait-il que des traitements comme le sofosbuvir soient commercialisés à des prix aussi élevés, que même les pays européens se retrouvent en difficulté pour garantir les traitements à leurs patients ?

L’Europe est pourtant un continent nettement plus riche et avec des systèmes de santé organisés pour faciliter l’accès au plus grand nombre ? 

L’Europe est effectivement un continent riche avec des systèmes de santé solidaires mutualisant les coûts pour permettre à tous l’accès aux soins. Pourtant, malgré un budget annuel sur les médicaments de 27 milliards d’euros, la France n’est pas en mesure d’assurer l’accès

au sofosbuvir pour l’ensemble des patients atteints d’hépatite C chronique.

Cela coûterait plus de 5 milliards d’euros, soit un tiers du déficit de la sécurité sociale en 2014 ! C’est justement pour sauvegarder notre système de santé solidaire que nous critiquons, avec d’autres associations françaises, le prix extrêmement élevé du sofosbuvir. La situation est la même dans d’autres pays européens où le traitement est rationné.

La France a pourtant accepté d’en prendre en charge intégralement le remboursement…

La Sécurité Sociale française prend en charge intégralement le remboursement des traitements contre l’hépatite C, comme elle le fait pour l’ensemble des affections de longue durée. Nous estimons qu’il s’agit d’un principe essentiel de notre système de santé solidaire, sans lequel les personnes les plus vulnérables seraient davantage exclues des soins.

Médecins du Monde est une association médicale engagée pour l’accès universel aux soins. Néanmoins, le sofosbuvir n’est prescrit qu’aux patients les plus sévèrement malades, et les critères de sélection sont plus restrictifs que ce que recommande le rapport d’experts mandaté par la Ministre de la Santé.

Si l’Office européen des brevets vous suivait, ne serait-ce pas la fin de la valorisation de l’innovation pharmaceutique ? La commercialisation de certains nouveaux traitements en Europe ne serait-elle pas menacée ? 

L’opposition au brevet est une procédure couramment utilisée entre laboratoires pharmaceutiques concurrents. Ces contentieux n’ont pas mis fin à la valorisation de l’innovation pharmaceutique et aux nouveaux traitements commercialisés en Europe ! N’oublions pas que le brevet a été institué pour bénéficier à la société dans son ensemble. Il faut donc veiller au respect d’un équilibre : récompenser une innovation en accordant un monopole temporaire d’exploitation sans pour autant bloquer l’activité innovatrice des autres laboratoires.

Un de nos arguments concerne la façon dont Pharmasset – le laboratoire qui a développé le sofosbuvir – a voulu se réserver plusieurs milliers de combinaisons moléculaires dont l’efficacité thérapeutique n’était pas démontrée. Ainsi, ce laboratoire interdisait aux autres chercheurs de développer d’autres médicaments potentiellement plus innovants ! Nous pensons que l’utilisation abusive des brevets stérilise l’innovation médicale. Il est nécessaire de créer de nouveaux modèles de financement de la R&D. Continuer la lecture