Médecins du Monde journée des donateurs

Médecins du Monde invite ses donateurs.

Philippe de Botton, trésorier de Médecins du Monde

Paule Champetier de Ribes , Présidente du Comité des donateurs

Jean Faya, Délégué Régional Auvergne Rhône-Alpes

Seront heureux de vous accueillir autour du thème:

Missions d’urgence et actions à long terme.

Le vendredi 13 Octobre 2017 de 18h30 à 21h

à la Mairie principale de Villeurbanne, place Lazare Goujon.

Venez nombreux, vous informer et débattre avec les équipes.

Amicalement .

Accueil des migrants à Paris : MDM dénonce des dysfonctionnements à la sortie du centre

« Le centre de premier accueil (CPA) est un beau projet. Mais le processus d’orientation des migrants en aval est entravé aujourd’hui », explique Pierre Ramel, coordinateur régional de la délégation Ile-de-France de Médecins du Monde (MDM). L’organisation non gouvernementale, partenaire sanitaire (avec le SAMU social de Paris) du dispositif ouvert le 10 novembre 2016, dont l’opérateur est Emmaüs Solidarité, dénonce le manque d’anticipation de l’État, qui met à mal la capacité du CPA à accueillir les migrants qui se présentent chaque jour (50 à 80, en théorie).

160 centres d’accueil

Après une évaluation administrative, sociale et sanitaire au sein du CPA, ces primo-arrivants devraient être orientés vers les quelque 160 centres d’accueil et d’orientation (CAO) présents dans l’Hexagone. Ou, pour les « dublinés » – la convention de Dublin veut qu’un migrant dépose une demande d’asile dans le premier pays de l’espace Schengen où il a laissé ses empreintes – vers les centres d’hébergement d’urgence (CHU) franciliens, le temps de la procédure de réadmission. Quatre-vingt-dix pour cent des personnes accueillies dans le CPA relèvent de ce règlement. Or les CHU sont « saturés ou en passe de l’être », assure MDM, qui demande donc à l’État, et plus particulièrement au ministère de l’Intérieur, de permettre leur orientation vers les CAO. Lire la suite

L’Europe veut dresser un « mur » en Libye

Comment bloquer le flux de migrants rejoignant l’Europe ? En les arrêtant avant qu’ils n’entrent dans l’Union. Cette solution appliquée avec succès en Turquie pour les migrants venant du Moyen Orient, l’Europe a décidé hier de la mettre en œuvre en Libye, pour les migrants africains.

Malgré le chaos dans lequel est plongé le pays depuis la chute de Kadhafi ? Oui, a répondu la chancelière allemande Angela Merkel : « Nous savons que la situation des réfugiés est dramatique en Libye. C’est pour cela que nous devons procéder dans le même contexte qu’en Turquie : empêcher l’illégalité, mettre fin au jeu des passeurs et des trafiquants et améliorer la situation des réfugiés ».

Former les garde-côtes locaux

L’année dernière, plus de 180 000 migrants ont traversé la Méditerranée vers l’Italie, soit 20 % de plus que l’année précédente. Ils venaient le plus souvent du Nigeria, de l’Érythrée et de la Guinée, et 90 % d’entre eux avaient transité par la Libye. La crainte est que le printemps amène une forte augmentation des tentatives de passage.

Que va faire l’Europe ? Dans une « Déclaration de Malte » bouclée après des discussions « plus rapides que prévu », témoigne un participant, elle énumère dix priorités : former et équiper des gardes-côtes libyens, qui interviennent contre les passeurs dans les eaux territoriales où ne peuvent venir les bateaux européens ; « démanteler le modèle économique des passeurs » ; créer des « structures d’accueil » en Libye avec le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale des migrations (OIM)…

Avec les tribus du sud

L’Union européenne va même enrôler dans son combat les tribus du sud de la Libye : elles « ont jusqu’à présent collaboré avec les trafiquants et gagné entre cinq et six millions d’euros par semaine grâce à cela », a expliqué le Premier ministre maltais Joseph Muscat, sans dire comment les Européens compenseront le manque à gagner.

Les organisations humanitaires, pointant les violences faites aux migrants en Libye, ont vivement protesté. « L’Union Européenne organise le refoulement vers leurs persécuteurs de personnes déjà éprouvées lors de leur premier passage », s’est alarmée Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde. Lire la suite

Migrants: Ivry va accueillir des femmes dans son nouveau centre

Quelques bâtiments en bois abritent des chambres avec lits et armoires flambants neufs: à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le centre d’accueil pour femmes et familles migrantes inauguré lundi s’apprête à recevoir ses premiers hôtes, dans le sillage du centre pour hommes déjà ouvert à Paris.

Ce centre, réservé aux femmes seules ou avec enfants, enceintes, et aux couples avec ou sans enfants, ouvrira ses portes jeudi.

Il accueillera d’abord un groupe de 90 migrants, selon l’association gestionnaire Emmaüs Solidarités, avant d’atteindre progressivement sa pleine capacité à la mi-mars: 400 personnes. Environ 350 seront réorientées depuis le centre de « pré-accueil » qui fonctionne déjà dans le nord de Paris, et 50 places seront attribuées à des familles roms qui vivent dans la rue à Ivry-sur-Seine.

Ces femmes, couples et leurs enfants resteront entre trois et cinq mois dans cette structure. Le temps de formuler une demande d’asile et d’être transférés vers des Centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) pour attendre la fin de leurs démarches.

« Ici, on offre un accueil digne », pour « des publics fragiles », s’est félicitée la maire de Paris Anne Hidalgo devant la presse, après un tour du site en compagnie des ministres de l’Intérieur et du Logement, Bruno Le Roux et Emmanuelle Cosse.

« Ce centre, nous en avons besoin (…), particulièrement aujourd’hui où nous entamons une vague de grand froid qui appelle à une mobilisation extrêmement forte des services de l’Etat », a souligné Mme Cosse.

« Toute personne sur notre territoire a le droit à la solidarité et à la mise à l’abri, quel que soit son statut, quelle que soit son histoire », a-t-elle ajouté.

- ‘Villages à taille humaine’ -

Sur place, les premiers bâtiments prennent forme au dessus des anciens bassins filtrants. Le centre doit à terme occuper 4.800 m2 et s’articuler en six « quartiers » conçus comme autant de « villages à taille humaine », explique le directeur général d’Emmaüs Solidarité, Bruno Morel. L’association a recruté 80 salariés pour assurer son fonctionnement, aussi assuré par des bénévoles.

« La force de ce projet, c’est d’avoir des logements modulables », détaille son adjointe Aurélie El Hassak-Marzorati. Les chambres, entre 12 et 40 m2, seront adaptées en fonction de chaque famille.

Chaque quartier regroupera environ 70 résidents autour d’une « yourte ». Une structure inspirée de l’habitat mongol, où les migrants pourront se restaurer et participer aux activités collectives – ateliers sur la parentalité, formation au droit des étrangers. Lire la suite

Alep-Est : « Ce n’est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée »

Médecin et directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, Jean-François Corty est revenu jeudi sur franceinfo sur les conditions difficiles des médecins d’Alep (Syrie).

Des médecins se sont rassemblés jeudi 8 décembre à Paris en soutien aux médecins syriens qui essaient de soigner les victimes civiles habitant notamment dans la partie est de la ville d’Alep. L’un d’eux, Jean-François Corty, médecin et directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, a expliqué à franceinfo que cette mobilisation avait pour but de rappeler que « ce n’est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée« .

« Depuis le début du conflit, les civils paient un lourd tribut dans cette guerre. Ce sont des centaines de milliers de blessés et de morts, des millions de réfugiés et de déplacés », relève le médecin qui dénonce « une destruction aussi quasi-systématique des hôpitaux et des centres de soins« . Lire la suite

Médecins du Monde organise jeudi un rassemblement parisien en soutien à la Syrie

En soutien aux acteurs de la santé qui agissent en Syrie, Médecins du Monde et l’UOSSM organisent jeudi à 16h30 un rassemblement Place du Trocadéro (Paris). Une manière, selon eux, d’anticiper la réunion des pays dits « affinitaires » sur la Syrie, qui se tiendra le 10 décembre à Paris.

Par le biais de cet événement, ils souhaitent dénoncer la situation en Syrie et solliciter les citoyens et le personnel médical à se réunir pour demander un cessez-le-feu immédiat, la protection des lieux de soins et des personnels soignants, l’ouverture et la sécurisation de voies d’accès humanitaires pour l’évacuation des civils et l’évacuation sans entrave des blessés.