Accès aux soins: Médecins du Monde alerte sur la situation des migrants

L’association, qui a publié jeudi son rapport annuel, déplore une situation alarmante concernant l’accès aux soins des migrants de Calais où 3200 consultations médicales ont été effectuées depuis début 2015.

Elle dénonce des réponses « largement insuffisantes » de la part de l’Etat. L’association Médecins du Monde tire la sonnette d’alarme concernant l’accès aux soins pour les migrants et notamment ceux installés actuellement à Calais. Ces derniers « vivent dans des conditions inhumaines », déplore l’organisation dans son rapport annuel dévoilé jeudi.

A Calais, 3200 consultations depuis début 2015

A Calais, « symbole de l’insuffisance des pouvoirs publics » selon l’association, Médecins du Monde a réalisé en 2014 plus de 2000 consultations médicales, et 3200 depuis début 2015. « On a mis en place un dispositif d’urgence habituellement utilisé sur les terrains de conflit », a indiqué le docteur Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.   Lire la suite

Médecins du Monde alerte sur l’état de santé des ruraux

par Julien Prioux

Les zones rurales sont loin d’être épargnées par la précarité. Malaise de ce symptôme, 14% des agriculteurs déclarent avoir renoncé à consulter un médecin au cours des 12 derniers mois.

Dans le rapport 2015 de l’Observatoire de l’accès aux droits et aux soins qui vient d’être publié, l’association humanitaire Médecins du Monde (MdM) alerte sur la situation sanitaire « catastrophique » que connaissent les migrants arrivés en France. L’ONG appelle les pouvoirs publics à agir.

Pourtant, ces malheureux ne sont pas les seuls à subir les conséquences de la précarité. Moins visible, celle en milieu rural a aussi été étudiée dans ce rapport. Et les espaces ruraux sont loin d’être épargnés par le phénomène, révèlent ces humanitaires.

L’Auvergne concernée

MdM explique avoir mis en place, depuis mai 2013, un dispositif nommé Rescorda (Réseau de santé et de coordination d’appui) qui accompagne les personnes vulnérables rencontrant des difficultés d’accès aux droits et aux soins vivant dans les Combrailles en Auvergne.
Cette équipe propose d’abord une évaluation des besoins sociaux et de santé de la personne et l’informe sur ses droits à la santé.
Si nécessaire, elle offre un accompagnement dans les démarches administratives et établit, avec le patient, un parcours de soins en se coordonnant avec les acteurs locaux concernés. Le but au bout de cette démarche est bien évidemment l’autonomie du patient.

 

Un renoncement aux soins important

À ce jour, plus de 200 personnes ont été suivies dans le cadre de ce programme. Plus de 300 consultations sociales, plus de 100 consultations de santé (médicales, infirmières, psychologiques) et plus de 100 accompagnements physiques ont été effectués.
Jeunes adultes, jeunes en errance, néoruraux, familles monoparentales, personnes seules, personnes âgées et agriculteurs font partie des profils rencontrés. La plupart rencontrent des difficultés financières et disent se sentir isolées face à leur situation.
Par ailleurs, la majorité des personnes confie avoir un médecin traitant et une couverture maladie. Mais cela n’est pas forcément synonyme de meilleure santé. Lire la suite

Des soignants dénoncent les conditions de vie dans le bidonville de Calais

http://www.bfmtv.com/societe/des-soignants-denoncent-les-conditions-de-vie-dans-le-bidonville-de-calais-921140.html

Épidémies, faim, hygiène… Des bénévoles de Médecin du Monde racontent les conditions de vie des migrants au bidonville de Calais. Et réclament des moyens supplémentaires à l’État.

La maladie est leur métier, mais ce qu’ils ont vu à Calais a dépassé leurs craintes. Dans une longue tribune publiée sur son blog, Mady Denantes, infirmière à Paris, raconte son été passé à l’appel de Médecins du monde avec deux autres soignants et un auteur, dans le bidonville de Calais.

Le récit est glaçant. Tous les quatre décrivent le lieu, où sont « installées » plus de 3.000 personnes. Une centaine d’entre elles, uniquement des femmes et des enfants, sont logés dans le centre Jules Ferry, un centre de loisirs réquisitionnés. Les autres dorment dehors, dans des cabanes et des tentes fournies par les ONG. Lire la suite

Emmaüs déplore « l’inertie du gouvernement » à Calais, rompt le dialogue

Le mouvement Emmaüs a décidé vendredi de « rompre tout dialogue avec le gouvernement » sur la question de l’accueil des migrants à Calais, dénonçant « l’inertie malsaine du gouvernement », a-t-il annoncé à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur.

« Révolté par l’inertie malsaine du gouvernement et par l’incapacité de son ministre de l’Intérieur à apporter enfin des réponses adaptées à l’ampleur de la catastrophe humaine à Calais, j’ai décidé (…) de rompre tout dialogue avec le gouvernement », a annoncé Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a reçu vendredi place Beauvau les associations qui se chargent de l’accueil des migrants à Calais, telles que la Cimade, Médecins du Monde, le Secours catholique, Emmaüs ou La Vie active.

Pour Thierry Kuhn, « une catastrophe à grande échelle s’annonce à Calais dans les jours qui viennent à l’approche de l’hiver ».

« Sciemment, délibérément, par aveuglement ou perfidie, le gouvernement se refuse à prendre des décisions qui seules seront de nature à apporter dignité et respect des droits fondamentaux aux 3.000 personnes actuellement bloquées à Calais dans des conditions insupportables et honteuses pour notre République », affirme-t-il. Lire la suite

Migrants : quand les internautes financent une opération de sauvetage

Lancée ce week-end par l’association SOS Méditerranée, cette campagne de financement participatif a permis de récolter près de 90.000 euros en cinq jours.

Si de nombreuses associations se mobilisent pour l’accueil des réfugiés, d’autres s’y attellent dès leur traversée de la Méditerranée. Une campagne de crowdfunding a été lancée ce week-end pour financer une opération de sauvetage en mer des migrants et affréter un navire entre les côtes italiennes et libyennes.

L’objectif initial est de collecter 100.000 euros. Avec cet argent, SOS Méditerranée espère «louer durant un mois un bateau de 60 mètres pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes». Dans l’idéal, l’association souhaite obtenir 1,2 million d’euros afin d’acheter son propre bateau et ainsi multiplier dans le temps les interventions, quelles que soient les conditions météorologiques, explique Sophie Beau, à l’origine du projet. «Contrairement à la Croix Rouge, on ne pourra pas avoir des milliers de bénévoles en mer. Il nous faut donc un équipage professionnel qui puisse agir 24h/24.» Les opérations seront menées conjointement avec l’association Médecins du monde qui médicalisera le navire. Lire la suite

Evacuation du bidonville rom du Samaritain à La Courneuve, le plus vieux de France

Le campement vivait, depuis le 15 août, sous la menace d’un démantèlement imminent : jeudi 27 août, l’expulsion des trois cents Roms qui l’occupaient a commencé. Deux unités de forces mobiles ont été déployées, a annoncé la préfecture de Seine-Saint-Denis, précisant que le diagnostic social, étape préalable obligatoire à toute expulsion, était « achevé ». Sur place, « l’ambiance est calme, on discute posément avec les occupants, ils savent qu’on ne fait qu’appliquer une décision de justice », a assuré un membre du cabinet du préfet.

Le bidonville du Samaritain, situé entre l’A86 et les voies du RER B dans la zone industrielle de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, existe depuis bientôt huit ans, ce qui en fait l’un des plus vieux du pays. La mairie communiste de La Courneuve en a demandé, dès 2013, l’expulsion. Il devait avoir disparu pour la conférence internationale sur le climat, qui se tiendra dans trois mois non loin, au Parc des expositions du Bourget.

Le bidonville faisait l’objet d’un conflit entre la municipalité et des associations présentes au Samaritain. L’ONG Médecins du monde et la Fondation Abbé-Pierre avaient proposé un plan de « sortie par le haut » du bidonville de la rue Pascal, avec relogement à la clé, en échelonnant l’évacuation du terrain communal sur trois ans. Un plan rejeté par la municipalité. Lire la suite