Santé : en Europe, qui sont les bons élèves?

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Le système de santé français est « à bout de souffle », selon le président de l’ordre des médecins. Emmanuel Macron a promis des annonces d’ici l’été, mais le ministère de la Santé a exclu tout big-bang. Comment font les autres pays d’Europe? Cela marche-t-il mieux chez eux? Dans le rapport annuel de l’ONG Health Consumer Powerhouse (HCP) publié en janvier 2017, la France prend la 10e place du classement des meilleurs systèmes de santé européens. En tête, les Pays-Bas et la Suisse.

Lire aussi : Santé : Macron va faire des annonces, mais pas de grande réforme en vue

Le modèle Etat providence

Au début des années 1940, le Britannique William Beveridge établit les bases de l’ »Etat providence ». Tous les citoyens se voient octroyer un égal accès aux soins dans les structures publiques de l’Etat grâce à une caisse centralisée financée par l’impôt. Toujours en vigueur outre-Manche, au Danemark, en Italie, en Espagne et en Irlande, le modèle souffre des coupes budgétaires après la crise de 2008. Le nombre de lits d’hôpitaux est aujourd’hui de 150.000 au Royaume-Uni, contre près

du double il y a trente ans. Lire la suite

« Dé-camper », un livre-CD pour mieux penser la migration, l’exil, l’accueil

Une centaine de contributeurs, artistes, chercheurs, bénévoles, exilés, ont mis la patte à « Dé-camper », livre-CD qui invite à repenser la question des camps de réfugiés. Derrière ce projet : la Maison de l’environnement de Dunkerque.

Le chanteur Dominique A, le réalisateur Robert Guédiguian, le dessinateur Plantu… L’ouvrage collectif Dé-camper de Lampedusa à Calais s’est offert de prestigieuses signatures. Il fallait bien ça pour mettre en lumière un sujet hautement politique, et difficile à cerner : celui des migrations.

La Maison de l’environnement de Dunkerque, qui ne voulait pas rester insensible à cette problématique si cruciale pour le territoire, a coordonné le projet. Et a entraîné dans son sillage la fondation Agnès B. et Médecins du monde, qui ont cofinancé l’ouvrage, publié aux éditions La Découverte sous la forme d’un livre-CD.

«  Les camps questionnent notre rapport au territoire, à la forme que prend la ville, à la place de ses habitants, à la précarité, expose Delphine Le Vergos, chargée de communication à la Maison de l’environnement. La migration est un problème de société qu’on doit intégrer, en termes d’accueil et de partage des territoires. Ce n’est pas une question qu’on peut «régler» . » Lire la suite

Grossesses non désirées : MDM renforce la lutte en synergie avec d’autres acteurs

Médecins du monde (MDM) France/ Burkina a organisé un atelier de concertation avec ses partenaires de mise en œuvre le 25 août 2015 à Loumbila. Cette rencontre vise à créer une synergie d’actions contre les grossesses non désirées.

Il n’y a pas de statistiques au niveau national sur les grossesses non désirées. Mais « certaines enquêtes nous indiquent que les grossesses non désirées constituent un phénomène surtout dans les milieux scolaires. Donc il est urgent d’agir avant qu’on ait des statistiques alarmantes », a indiqué Dr Philippe Zésouma Sanou de la direction de la santé de la famille.
C’est pourquoi Médecins du monde (MDM) renforce sa collaboration avec ses partenaires dans la lutte contre les grossesses non désirées. L’atelier de Loumbila vise à impliquer davantage ses partenaires dans une stratégie collective de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des enjeux de la lutte contre les grossesses non désirées et les avortements clandestins. Lire la suite

Le Royaume-Uni, « Eldorado des migrants » : vraiment ?

 

Malgré le danger et les drames, des dizaines de candidats au départ tentent leur chance chaque jour pour rejoindre le Royaume-Uni depuis Calais.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, un migrant soudanais est décédé, percuté par un camion alors qu’il tentait de rejoindre l’Angleterre depuis Calais. Il est le neuvième candidat au départ à perdre la vie en essayant de pénétrer dans le tunnel sous la Manche, en seulement deux mois.

Mercredi, c’était au tour d’un migrant égyptien d’être électrocuté après avoir tenté de monter à bord d’un Eurostar à la gare du Nord.

Alors que les drames se multiplient presque quotidiennement, la compagnie Eurotunnel a indiqué avoir recensé en moyenne 1.500 à 2.000 tentatives d’intrusion de migrants chaque nuit depuis le début de la semaine. Une situation intenable.

Alors, comment expliquer l’attraction qu’exerce encore le Royaume-Uni malgré le danger de la traversée ? Est-elle seulement justifiée ?

Langues, communautés : le Royaume-Uni reste le choix le plus évident

Cela peut paraître simpliste, mais le choix du Royaume-Uni obéit souvent en premier lieu à des raisons pratiques. Une grande partie des migrants qui tentent de rejoindre le pays sont issus de pays d’Afrique de l’Est et d’anciennes colonies britanniques comme la Somalie ou le Soudan. La langue anglaise est donc maîtrisée par les ressortissants de ces pays, qui optent alors logiquement pour le Royaume-Uni comme destination finale.

Ce choix s’explique aussi par l’existence sur place de communautés déjà très organisées. Contrairement à la France, le modèle communautaire prévaut et il peut être perçu par les migrants comme un système qui facilite leur intégration.

« Cela fait partir du ‘pack’ promis aux migrants par les passeurs », rappelle Pierre Henry, le directeur général de France terre d’asile. « Les migrants assimilent les communautés expatriées déjà sur place à une protection supplémentaire. Malheureusement, ils sont souvent confrontés à des systèmes mafieux qui exploitent leur vulnérabilité. »

Pour Jean-François Corty, directeur des missions France de Médecins du monde, l’impact des promesses des passeurs reste tout de même à relativiser :

La majorité des migrants sont jeunes et éduqués. Ils comprennent parfaitement leur situation et ce n’est pas le discours des passeurs qui les motivent. Si certains sont prêts à mourir pour passer la Manche, c’est parce qu’ils n’ont plus le choix et que leurs conditions de vie dans la région de Calais sont déplorables ».

Le marché du travail britannique agit comme un aimant Lire la suite

Réduire la pauvreté et les inégalités, un investissement d’avenir pour toute la société

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/10/27/reduire-la-pauvrete-et-les-inegalites-un-investissement-d-avenir-pour-toute-la-societe_4513253_3232.html

Plus de 5 millions de Français sont privés d’emploi mais 8,5 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Si l’on ajoute qu’en 2012, 25% des personnes sans domicile fixe travaillaient, il apparaît clairement que l’emploi seul ne protège pas toujours de la précarité. Il n’est plus forcément synonyme de promotion sociale : le risque de pauvreté se transmet largement des parents aux enfants, alimentant la peur d’un déclassement durable et bafouant cette notion d’égalité des chances à laquelle nous sommes si attachés.

 

 

Le prix Solidarité décerné pour récompenser Dr Mukwenge

Dr Denis Mukwege est récompensé jeudi 16 octobre du prix Solidarité du CHU Saint-Pierre à Bruxelles, et est cité parmi les favoris au prix Sakharov, qui sera dévoilé incessamment.

Cinq cent mille. C’est le nombre alarmant de femmes victimes de violences sexuelles chaque année en République démocratique du Congo. Soit plus de mille par jour. Depuis plus de deux décennies, à la suite du lancement de processus de démocratisation de l’ex-ZaIre, le viol est utilisé comme arme de guerre dans ce pays de 67,5 millions d’habitants. Aux premières loges du combat contre ce fléau dont on parle si peu figure Dr Denis Mukwege, médecin gynécologue congolais de 59 ans qui était cité parmi les favoris aux Prix Nobel de la Paix ces deux dernières années.

Il faisait partie des sept finalistes pour le prestigieux prix Sakharov et a reçu hier jeudi 17 octobre 2014 en collaboration avec Médecins du Monde (MdM), le premier Prix Solidarité, créé par l’hôpital universitaire Saint-Pierre (Bruxelles), centre d’excellence et de proximité qui se targue de prendre en charge absolument tout le monde », comme l’a expliqué à Paris Match Guy-Bernard Cadiène, qui dirige le service de chirurgie digestive, et est un proche collaborateur du médecin congolais.

Un prix qui, comme son nom l’indique récompense cette valeur indissociable de l’exercice de leur si beau métier, et que partagent donc l’institution bruxelloise, MdM, et leur lauréat, qui a créé l’hôpital et la fondation Panzi en 1999, alors que le Congo était en pleine guerre. « Plus de sept Nations se battaient ; les femmes étaient dans une souffrance extrême, rappelle le quadragénaire et beaucoup perdaient la vie lorsqu’elles  avaient besoin d’une prise en charge obstétricale ». L’idée lui est donc venue de construire simplement une petite maternité ayant la capacité de faire des césariennes ».  Lire la suite