Médecins du Monde crie « Halte à la stigmatisati…

Médecins du Monde crie « Halte à la stigmatisation ! »

L’Alsace.fr du  31/7/2010

La délégation régionale Alsace de Médecins du monde a rappelé hier dans un communiqué qu’elle est « présente depuis 2003 auprès des populations roms migrantes dans une mission d’accès aux soins et aux droits. Installées sur des terrains en périphérie de Strasbourg, ces familles roumaines, hongroises (près de 250 personnes) fuient des discriminations, des violences, une misère économique et viennent chercher en France une protection, une sécurité, un avenir meilleur pour leurs enfants. » Et d’ajouter : « Au-delà des véritables difficultés d’accès aux soins, d’un état sanitaire dégradé et de conditions de vie insalubres, nous condamnons aujourd’hui des décisions gouvernementales qui portent atteinte à la dignité des personnes et aux droits reconnus de tout citoyen européen. »

Le fil conducteur de la journée du 10 avril 2010

JOURNEE DES DONATEURS DU 10 AVRIL 2010
DE SAINT-DENIS A HAÏTI: D’UNE URGENCE A L’AUTRE…

Animation : M. Brugière, ex directeur général en charge de l’humanitaire de MdM
13h30: Accueil des participants autour d’un café

INTRODUCTION
Film présentation de MDM
14h: Ouverture de la journée par O. Bernard
14h10: Les 20 ans du comité des donateurs par D. Dumand

1 – LES POPULATIONS EN SITUATIONS D’URGENCE
La France
14h30: Les Roms à Saint-Denis : le travail de MdM auprès des Roms, les évènements du mois d’août, le jugement et les perspectives.
B. Moriau-Responsable mission Roms
Film « Les invisibles de Calais »
14h50: Les migrants à Calais : le travail à Calais, les actions spécifiques en août et les perspectives.
Mathieu Quinette, coordinateur du programme ‘Mission migrants littoral’.
L’international
15h10: Les pays en situation d’urgences chroniques (cataclysmes, instabilité politique,…), les actions de ‘veille’ en prévision d’urgences:
C.Dromer Directrice des Opération Internationales,

15H40: QUESTIONS REPONSES

2 – L’URGENCE HUMANITAIRE: LES FINANCEMENTS ET LES HOMMES
16h: Les chiffres clés. Comment les missions d’urgence sont-elles financées ? L’effet de levier, les nouvelles obligations imposées par la Cour des Comptes.
C. Giboin Trésorière de MDM
16h20: Les métiers à MDM ; salariés et volontaires, la professionnalisation, les carrières.
T. Durieux, DRH de MDM

16h40: QUESTIONS REPONSES

3 – LES DONATEURS SUR LE TERRAIN
17h00: Népal : O. Péray
Clip sur le Yémen (2’25)
Yémen: I. Félix`
17h40: Table ronde sur le rôle du comité des donateurs et  appel à candidatures

CLOTURE
18h: Conclusion D. Dumand

REPRISE DES DISCUSSIONS DEVANT UN VERRE…ET UN GATEAU D’ANNIVERSAIRE

D’une urgence à l’autre

Le président de Médecins du Monde et le coordinateur des missions France dressent un parallèle entre l’aide déployée à Haïti et le traitement des migrants sur le sol français.

« Le mardi 12 janvier dernier, un violent séisme frappait de plein fouet Haïti, un pays et une société déjà minés par la violence et la misère (lire tous nos articles ici). Après les premiers secours délivrés par les Haïtiens eux-mêmes, l’aide internationale, dont la coordination initiale reste toujours difficile lors d’une telle catastrophe, se déployait progressivement pour venir en aide aux sinistrés.

Face à ce désastre, le gouvernement français prenait des mesures exceptionnelles d’urgence pour les Haïtiens en situation irrégulière en France. Les expulsions de ces clandestins seraient reportées, l’évidence morale d’une telle mesure prenant le pas sur la stricte application de la loi.

Dans le même temps, il envoyait rapidement des équipes de secouristes, du matériel médical d’urgence et des biens de première nécessité tels que des rations alimentaires, couvertures et autres tentes pour proposer des soins et une mise à l’abri de ceux qui ont tout perdu.

En France, une semaine après la catastrophe, ce même gouvernement, sous couvert de lutte contre l’immigration clandestine et de contrôle des flux migratoires, ne faisait plus preuve de la même humanité. Le mardi 19 janvier, par arrêté préfectoral, près de 300 migrants de plusieurs nationalités étaient expulsés d’un local à Calais où ils avaient trouvé refuge depuis la mi-décembre, fin du plan grand froid oblige.

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