Créer du lien, simple comme bonjour

Osez, Rejoignez, Lancez, trois verbes, trois actions pour commencer à créer du lien avec les personnes qui souffrent dans la rue et qui sont dans une grande solitude.

Aider une personne SDF, ce n’est pas simplement lui jeter la pièce, c’est en priorité lui redonner son humanité. Lui laisser une place dans la société. Et pour cela : tout le monde peut au quotidien, avec bienveillance être un acteur de la transformation du rapport à celui qui est exclu et devenir un élément du changement.

VOIR AUSSI : Alerte de Médecins du Monde #PasDeSanteSansToit

L’association Entourage agit pour offrir aux riverains les outils qui permettent d’entrer en relation avec les sans-abris. Une simple connexion avec les habitants, les personnes SDF et les associations d’un même quartier, pour leur permettre d’agir collectivement et rendre à leur quartier un visage plus humain et plus solidaire.

Des personnes ayant connu la rue, des experts de l’action sociale et des professionnels du numérique, ont mis en place ce système, à découvrir d’un simple clic, pour faire un grand geste. Un grand geste et un engagement en trois temps : « Osez aller à la rencontre des personnes sans-abri que vous croisez au quotidien, Rejoignez les actions solidaires créées autour de vous, Lancez vos propres initiatives chaleureuses. » Alors ! c’est parti : à vos smartphones.

Fin de la trêve hivernale : Monsieur Macron, respectez votre engagement

 

Médecins du Monde

Médecins du Monde

Association médicale militante de solidarité internationale qui se bat pour l’accès aux soins des populations les plus vulnérables.

  • Pour la fin de la trêve hivernale, ce samedi 31 mars, Médecins du Monde envoie des avis de non-expulsion aux membres de l’exécutif. Voici celui adressé à Emmanuel Macron.

 

Monsieur le Président,

Si vous recevez cette lettre, c’est que vous avez la chance d’avoir un toit.

Ce n’est pas le cas des milliers de personnes qui sont aujourd’hui à la rue.

Pourtant, à l’occasion de vos vœux pour 2018, vous vous êtes engagé à leur offrir un abri.

Ce samedi 31 mars marque la fin de la trêve hivernale. L’année dernière, 34.000 personnes ont été expulsées de leur logement. 

Combien seront-elles cette année ?

Chaque jour en France, 143.000 personnes survivent sans domicile. À la rue, dans des bidonvilles, des squats ou des hébergements d’urgence. Elles subissent l’insécurité, l’insalubrité, les maladies, le stress, la faim. Leur vie est en danger.

Pour elles, accéder aux soins est un parcours du combattant. Partout en France, devant nos centres de santé, les files d’attente s’allongent de jour en jour. Nos équipes sont dépassées, fatiguées d’agir à votre place.

Les belles paroles ne sauvent personne de la rue. Il est temps de prendre vos responsabilités et de tenir votre promesse en permettant à chacun d’accéder à un logement décent et pérenne.

Respectez votre engagement. Changez leur vie.

Médecins du Monde

#PasDeSanteSansToit

Pour Médecins du Monde « tout est fait pour montrer aux migrants qu’ils ne sont pas les bienvenus » Crise des migrants

Le docteur Jean-François Corty, directeur des Opérations Internationales de Médecins du Monde, condamne la politique du gouvernement en matière d’accueil des migrants. Dans son livre, La France qui accueille*, qui sort le 18 janvier prochain, le Toulousain veut montrer que le pays reste solidaire et que des solutions pour l’accueil existent.

Emmanuel Macron se rend ce mardi à Calais pour y rencontrer notamment les associations d’aides aux migrants. En tant qu’association, quel est votre point de vue sur la politique menée par le gouvernement en matière d’immigration ?

C’est une politique très agressive qui est dans la continuité de celle menée par les gouvernements précédents, que ce soit de droite ou de gauche. Cette politique met en difficulté les migrants, les aidants, remet en question le principe de l’asile et utilise des méthodes qui ne respectent pas les droits fondamentaux.  Tout est fait pour créer des conditions de dissuasion, pour montrer aux migrants qu’ils ne sont pas les bienvenus. Sur les 100 000 demandes d’asile de 2017, seulement la moitié ont été reconnues comme valables. Actuellement, les autorités sont prêtes à utiliser la violence, à détruire les abris à Calais, à gazer les sacs de couchage, pour empêcher l’arrivée de nouveaux migrants.  Lire la suite

L’Iglou, un abri pour dormir au chaud à Bordeaux

Un Iglou pour abriter les personnes à la rue quand il fait froid. L’idée peut paraître saugrenue. Sauf que l’Iglou en question n’a rien d’un igloo en glace comme on en trouve dans le grand Nord. Il s’agit d’une structure en mousse pour permettre aux sans-abris de passer la nuit au chaud.

 

Cet Iglou a été mis au point par Geoffroy de Reynal. Alors qu’il rentrait d’une expérience professionnelle à l’étranger, ce jeune ingénieur, qui vit à Bordeaux, a été choqué de voir des personnes à la rue en France. Il réfléchit alors à une solution pour permettre aux SDF de s’abriter du froid. « Je me suis toujours dit qu’il était possible de garder la chaleur du corps avec une isolation suffisante », explique le jeune homme. Il imagine donc une structure minimaliste de deux mètres de long sur 1,20 m de large et 1,20m de hauteur. Une sorte d’igloo donc, dans lequel on se glisse pour la nuit. L’abri est en mousse de polyéthylène, un matériau utilisé pour éviter les chocs dans les transports et aussi isolant que la laine de verre ou le polystyrène mais beaucoup plus souple. L’intérieur de l’Iglou est recouvert d’aluminium pour lui éviter de prendre feu.

Une dizaine d’Iglous distribués

Pour proposer ses Iglous aux personnes qui en avaient besoin, Geoffroy de Reynal a fait appel à l’expertise de Médecins du Monde. L’association intervient dans une vingtaine de squats et de bidonvilles de la Métropole et connaît bien les problématiques de la rue. Morgan Garcia, le coordinateur de la mission squats a suivi le dossier. « La structure ne nous a pas semblé appropriée pour les personnes à la rue. C’est trop volumineux. Mais cela peut convenir pour les squats. Il y a des gens qui sont dans des situations de très grande précarité mais qui peuvent conserver quelques biens parce qu’elles vivent dans des hangars désaffectés ou dans des cabanes.» Lire la suite

Migrants: Ivry va accueillir des femmes dans son nouveau centre

Quelques bâtiments en bois abritent des chambres avec lits et armoires flambants neufs: à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le centre d’accueil pour femmes et familles migrantes inauguré lundi s’apprête à recevoir ses premiers hôtes, dans le sillage du centre pour hommes déjà ouvert à Paris.

Ce centre, réservé aux femmes seules ou avec enfants, enceintes, et aux couples avec ou sans enfants, ouvrira ses portes jeudi.

Il accueillera d’abord un groupe de 90 migrants, selon l’association gestionnaire Emmaüs Solidarités, avant d’atteindre progressivement sa pleine capacité à la mi-mars: 400 personnes. Environ 350 seront réorientées depuis le centre de « pré-accueil » qui fonctionne déjà dans le nord de Paris, et 50 places seront attribuées à des familles roms qui vivent dans la rue à Ivry-sur-Seine.

Ces femmes, couples et leurs enfants resteront entre trois et cinq mois dans cette structure. Le temps de formuler une demande d’asile et d’être transférés vers des Centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) pour attendre la fin de leurs démarches.

« Ici, on offre un accueil digne », pour « des publics fragiles », s’est félicitée la maire de Paris Anne Hidalgo devant la presse, après un tour du site en compagnie des ministres de l’Intérieur et du Logement, Bruno Le Roux et Emmanuelle Cosse.

« Ce centre, nous en avons besoin (…), particulièrement aujourd’hui où nous entamons une vague de grand froid qui appelle à une mobilisation extrêmement forte des services de l’Etat », a souligné Mme Cosse.

« Toute personne sur notre territoire a le droit à la solidarité et à la mise à l’abri, quel que soit son statut, quelle que soit son histoire », a-t-elle ajouté.

- ‘Villages à taille humaine’ -

Sur place, les premiers bâtiments prennent forme au dessus des anciens bassins filtrants. Le centre doit à terme occuper 4.800 m2 et s’articuler en six « quartiers » conçus comme autant de « villages à taille humaine », explique le directeur général d’Emmaüs Solidarité, Bruno Morel. L’association a recruté 80 salariés pour assurer son fonctionnement, aussi assuré par des bénévoles.

« La force de ce projet, c’est d’avoir des logements modulables », détaille son adjointe Aurélie El Hassak-Marzorati. Les chambres, entre 12 et 40 m2, seront adaptées en fonction de chaque famille.

Chaque quartier regroupera environ 70 résidents autour d’une « yourte ». Une structure inspirée de l’habitat mongol, où les migrants pourront se restaurer et participer aux activités collectives – ateliers sur la parentalité, formation au droit des étrangers. Lire la suite

Jean-François Corty, le médecin globe-trotteur et humaniste

http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/23/2484123-jean-francois-corty-le-medecin-globe-trotteur-et-humaniste.html

Engagé très tôt dans l’action humanitaire, Jean-François Corty est aujourd’hui directeur des opérations internationales de Médecins du Monde. Un Toulousain qui a réalisé son rêve.

Dès l’année du bac, Jean-François savait qu’il voulait faire de la médecine pour s’engager dans l’humanitaire. Une enfance partagée entre le Maroc et la Haute-Garonne, auprès d’un père dentiste et d’une mère prof de biologie, a suffi pour sensibiliser l’enfant du Comminges au sort des plus démunis. «Je voyais dans la médecine la possibilité de faire des choses concrètes, pour ensuite pouvoir en parler et faire changer les choses», explique-t-il. Étudiant en médecine à Toulouse, Jean-François fait son stage à l’antenne locale de Médecins du Monde, tout en faisant du bénévolat à Médecins sans Frontières. Une année d’études en sciences politiques parachève sa formation, faisant de lui un médecin militant. Pendant les années 2000, Jean-François sillonne les théâtres de guerre et de catastrophes naturelles pour Médecins sans Frontières, du Libéria à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, le Niger ou l’Erythrée, en tant que médecin ou chef de mission. Focalisé sur son objectif, Jean-François demeure pudique quant à son vécu en terres parfois très hostiles. «Chaque terrain est différent. Il peut y avoir beaucoup de stress et de violence. On doit faire confiance à notre équipe», avoue-t-il. En 2009, le médecin rejoint Médecins du Monde en tant que directeur des opérations France. «Le fait d’avoir grandi dans un milieu rural m’a sensibilisé à la question de la précarité», note-t-il. La solidarité et l’égalité de l’accès aux soins sont les valeurs portées par Jean-François avec le développement de programmes dans des zones oubliées des politiques publiques. «Médecins du Monde est une organisation militante. On agit sur le terrain, puis on témoigne de ce que l’on voit sur la base des opérations pour faire changer les choses», précise Jean-François. «Travailler au sein d’une organisation indépendante des partis politiques et de l’agenda partisan est très important pour moi. Lire la suite