Villeurbanne: rencontre entre Médecins du monde et ses donateurs

Le Comité des donateurs et la

Délégation  Auvergne Rhône-Alpes

sont heureux de vous convier à une rencontre avec les acteurs de

Médecins du Monde 

ACCUEIL 18 h 30

Plénière avec :

Philippe de Botton, administrateur et trésorier de Médecins du Monde
Paule Champetier de Ribes, présidente du comité des donateurs
Jean-Baptiste Matray, directeur de la communication.
Jean Faya, délégué Rhône-Alpes Auvergne
Rafik  Bedaoui, responsable de missions urgences et long terme
Camille Salmon, co-responsable du groupe Europe EUFRAC
Marielle Chappuis,responsable de l’observatoire de l’accès aux droits et aux soins des missions France.

COCKTAIL ET DISCUSSIONS À PARTIR DE 20 h

Les acteurs de Médecins du Monde seront présents pour vous rencontrer, répondre à vos questions sur tous les sujets :Médecins du Monde et les urgences, les missions long terme, les programmes en France et à l’international, les financements, la communication.

Nous souhaitons mieux vous connaitre, vous écouter et répondre à vos attentes.

Le comité des donateurs sera à votre écoute pour vous renseigner sur son rôle et ses actions.

Mairie de Villeurbanne, Place Lazare-Goujon, métro Gratte-ciel.Salle du conseil municipal et des mariages, 2e étage

L’Europe veut dresser un « mur » en Libye

Comment bloquer le flux de migrants rejoignant l’Europe ? En les arrêtant avant qu’ils n’entrent dans l’Union. Cette solution appliquée avec succès en Turquie pour les migrants venant du Moyen Orient, l’Europe a décidé hier de la mettre en œuvre en Libye, pour les migrants africains.

Malgré le chaos dans lequel est plongé le pays depuis la chute de Kadhafi ? Oui, a répondu la chancelière allemande Angela Merkel : « Nous savons que la situation des réfugiés est dramatique en Libye. C’est pour cela que nous devons procéder dans le même contexte qu’en Turquie : empêcher l’illégalité, mettre fin au jeu des passeurs et des trafiquants et améliorer la situation des réfugiés ».

Former les garde-côtes locaux

L’année dernière, plus de 180 000 migrants ont traversé la Méditerranée vers l’Italie, soit 20 % de plus que l’année précédente. Ils venaient le plus souvent du Nigeria, de l’Érythrée et de la Guinée, et 90 % d’entre eux avaient transité par la Libye. La crainte est que le printemps amène une forte augmentation des tentatives de passage.

Que va faire l’Europe ? Dans une « Déclaration de Malte » bouclée après des discussions « plus rapides que prévu », témoigne un participant, elle énumère dix priorités : former et équiper des gardes-côtes libyens, qui interviennent contre les passeurs dans les eaux territoriales où ne peuvent venir les bateaux européens ; « démanteler le modèle économique des passeurs » ; créer des « structures d’accueil » en Libye avec le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale des migrations (OIM)…

Avec les tribus du sud

L’Union européenne va même enrôler dans son combat les tribus du sud de la Libye : elles « ont jusqu’à présent collaboré avec les trafiquants et gagné entre cinq et six millions d’euros par semaine grâce à cela », a expliqué le Premier ministre maltais Joseph Muscat, sans dire comment les Européens compenseront le manque à gagner.

Les organisations humanitaires, pointant les violences faites aux migrants en Libye, ont vivement protesté. « L’Union Européenne organise le refoulement vers leurs persécuteurs de personnes déjà éprouvées lors de leur premier passage », s’est alarmée Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde. Lire la suite

Jean-François Corty, le médecin globe-trotteur et humaniste

http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/23/2484123-jean-francois-corty-le-medecin-globe-trotteur-et-humaniste.html

Engagé très tôt dans l’action humanitaire, Jean-François Corty est aujourd’hui directeur des opérations internationales de Médecins du Monde. Un Toulousain qui a réalisé son rêve.

Dès l’année du bac, Jean-François savait qu’il voulait faire de la médecine pour s’engager dans l’humanitaire. Une enfance partagée entre le Maroc et la Haute-Garonne, auprès d’un père dentiste et d’une mère prof de biologie, a suffi pour sensibiliser l’enfant du Comminges au sort des plus démunis. «Je voyais dans la médecine la possibilité de faire des choses concrètes, pour ensuite pouvoir en parler et faire changer les choses», explique-t-il. Étudiant en médecine à Toulouse, Jean-François fait son stage à l’antenne locale de Médecins du Monde, tout en faisant du bénévolat à Médecins sans Frontières. Une année d’études en sciences politiques parachève sa formation, faisant de lui un médecin militant. Pendant les années 2000, Jean-François sillonne les théâtres de guerre et de catastrophes naturelles pour Médecins sans Frontières, du Libéria à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, le Niger ou l’Erythrée, en tant que médecin ou chef de mission. Focalisé sur son objectif, Jean-François demeure pudique quant à son vécu en terres parfois très hostiles. «Chaque terrain est différent. Il peut y avoir beaucoup de stress et de violence. On doit faire confiance à notre équipe», avoue-t-il. En 2009, le médecin rejoint Médecins du Monde en tant que directeur des opérations France. «Le fait d’avoir grandi dans un milieu rural m’a sensibilisé à la question de la précarité», note-t-il. La solidarité et l’égalité de l’accès aux soins sont les valeurs portées par Jean-François avec le développement de programmes dans des zones oubliées des politiques publiques. «Médecins du Monde est une organisation militante. On agit sur le terrain, puis on témoigne de ce que l’on voit sur la base des opérations pour faire changer les choses», précise Jean-François. «Travailler au sein d’une organisation indépendante des partis politiques et de l’agenda partisan est très important pour moi. Lire la suite

« Dé-camper », un livre-CD pour mieux penser la migration, l’exil, l’accueil

Une centaine de contributeurs, artistes, chercheurs, bénévoles, exilés, ont mis la patte à « Dé-camper », livre-CD qui invite à repenser la question des camps de réfugiés. Derrière ce projet : la Maison de l’environnement de Dunkerque.

Le chanteur Dominique A, le réalisateur Robert Guédiguian, le dessinateur Plantu… L’ouvrage collectif Dé-camper de Lampedusa à Calais s’est offert de prestigieuses signatures. Il fallait bien ça pour mettre en lumière un sujet hautement politique, et difficile à cerner : celui des migrations.

La Maison de l’environnement de Dunkerque, qui ne voulait pas rester insensible à cette problématique si cruciale pour le territoire, a coordonné le projet. Et a entraîné dans son sillage la fondation Agnès B. et Médecins du monde, qui ont cofinancé l’ouvrage, publié aux éditions La Découverte sous la forme d’un livre-CD.

«  Les camps questionnent notre rapport au territoire, à la forme que prend la ville, à la place de ses habitants, à la précarité, expose Delphine Le Vergos, chargée de communication à la Maison de l’environnement. La migration est un problème de société qu’on doit intégrer, en termes d’accueil et de partage des territoires. Ce n’est pas une question qu’on peut «régler» . » Lire la suite

Migrants : un accès aux soins « alarmant » en Europe

 

JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS, La Croix  le 15/11/2016 à 12h25
Mis à jour le 15/11/2016 à 15h17
  • Médecins du monde et ses ONG partenaires ont analysé la situation sanitaire de plus de 30 000 patients reçus en consultation dans 12 pays en 2015. Les deux tiers d’entre eux n’ont pas accès à une couverture santé.

En 2015, le cap du million d’exilés échoués en Europe par la Méditerranée a été franchi. Aujourd’hui, ils n’ont plus à craindre la guerre et les persécutions, mais ils sont toujours exposés aux maladies, à en croire le dernier rapport du réseau international de Médecins du monde. Lire la suite

Soins médicaux pour les plus démunis : des besoins croissants

Médecins du Monde passe au crible les difficultés pour se soigner que rencontrent les ressortissants étrangers et les Français en situation d’exclusion.

 

Ils viennent d’Algérie, de Roumanie, du Maroc, du Cameroun mais aussi de France… Au total, plus de 23.000 personnes en situation d’extrême précarité de 164 nationalités différentes ont été reçues en visite médicale en 2015 dans l’un des 20 centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso) de Médecins du Monde. Dans son rapport annuel publié lundi, l’association dénonce un accès aux soins très difficile et alerte sur la récurrence des problèmes bucco-dentaires, le manque de couverture vaccinale ou encore de suivi gynécologique que connaissent ces populations.

Parmi les personnes accueillies en consultation, plus de 80% se sont vus diagnostiquer au moins un problème de santé, voire deux pour 18% d’entre elles. Les principaux maux étaient de type respiratoire (asthme, toux…), digestif (infections, ulcères…), ostéoarticulaire et dermatologique. Près de six patients sur dix ont même découvert qu’ils souffraient d’une maladie chronique, diabète ouinfection à VIH par exemple, nécessitant un suivi et/ou un traitement. Mais pour les malades en situation irrégulière (environ la moitié des personnes reçues), la prise en charge demeure un important problème.

«Les étrangers en situation régulière ont la même couverture sociale que tout le monde: laprotection universelle maladie (PUMa), précise le Dr Jeannine Rochefort, déléguée régionale Ile-de-France de Médecins du monde. Par contre, il est beaucoup plus délicat d’avoir accès aux soins pour les personnes en situation irrégulière. Celles-ci doivent justifier qu’elles sont sur le territoire depuis plus de trois mois, en donnant une adresse. C’est une démarche compliquée qu’il faut renouveler chaque année. Parfois, il arrive que des pièces complémentaires soient demandées, alors que celles-ci ne sont pas obligatoires!», déplore le Dr Rochefort. Selon le rapport, seuls 9% des étrangers en situation irrégulière disposaient d’une couverture maladie lors de leur première visite dans l’une des structures de Médecins du Monde.

Couverture vaccinale et caries

Le rapport pointe également l’état de santé bucco-dentaire très dégradé des personnes, en particulier pour les patients de plus de 40 ans. «Ils présentent en moyenne plus de 3 dents cariées et 4 dents absentes (…), bien plus que ce qu’on observe dans la population générale», précise Médecins du Monde. L’association se montre également très préoccupée par la couverture vaccinale de ces personnes. Parmi les plus de 15 ans, moins d’une personne sur deux est à jour pour le tétanos, la diphtérie, la polio et le BCG. Ces chiffres sont meilleurs pour les enfants de moins de 15 ans, même si la couverture vaccinale reste «insuffisante» selon l’association. Lire la suite