Programme de l’assemblée des donateurs Médecins du Monde du 26 mai

Programme pour l’assemblée des donateurs

de Médecins du Monde.

Animé par Jérôme Denoix.

Accueil – Paule Champetier de ribes Présidente du comité des donateurs

Film d’accueil : Françoise Sivignon Présidente de Médecins du Monde.

« Les enjeux politiques » par Philippe de Botton trésorier de Médecins du Monde

Film « La santé des femmes »

« Les donateurs sont essentiels » par Jean-Baptiste Matray directeur de la     communication et du développement

« Les interventions internationales »  par Jean François Corty Directeur des opérations internationales

Film : MDM en Birmanie

« Auprès des réfugiés au Liban » par Jérôme Denoix et Marc Chabert membres du comité des donateurs

MDM au Moyen-Orient et le pôle Amman par Fyras Mawazini membre du Conseil d’administration.

Les  opérations d’urgences par  Marius Musca responsable de la cellule urgence à Médecins du Monde.

Questions réponses

Pause.

Missions dans les zones rurales sensibles par le responsable de Missions Olivier Lesens

Film « Sékou, mineur à Rouen »

« Auprès des mineurs non accompagnés » par Agnes Salomon

La stratégie, l’avenir et la place des donateurs par Joël Weiler directeur général de Médecins du Monde.

Questions-Réponses

Annonce pour le comité des donateurs par sa présidente.

Cocktail.

Pour Médecins du Monde « tout est fait pour montrer aux migrants qu’ils ne sont pas les bienvenus » Crise des migrants

Le docteur Jean-François Corty, directeur des Opérations Internationales de Médecins du Monde, condamne la politique du gouvernement en matière d’accueil des migrants. Dans son livre, La France qui accueille*, qui sort le 18 janvier prochain, le Toulousain veut montrer que le pays reste solidaire et que des solutions pour l’accueil existent.

Emmanuel Macron se rend ce mardi à Calais pour y rencontrer notamment les associations d’aides aux migrants. En tant qu’association, quel est votre point de vue sur la politique menée par le gouvernement en matière d’immigration ?

C’est une politique très agressive qui est dans la continuité de celle menée par les gouvernements précédents, que ce soit de droite ou de gauche. Cette politique met en difficulté les migrants, les aidants, remet en question le principe de l’asile et utilise des méthodes qui ne respectent pas les droits fondamentaux.  Tout est fait pour créer des conditions de dissuasion, pour montrer aux migrants qu’ils ne sont pas les bienvenus. Sur les 100 000 demandes d’asile de 2017, seulement la moitié ont été reconnues comme valables. Actuellement, les autorités sont prêtes à utiliser la violence, à détruire les abris à Calais, à gazer les sacs de couchage, pour empêcher l’arrivée de nouveaux migrants.  Lire la suite

Migrants – Daniel Bréhier : « Le parcours d’émigration les a cabossés »

DÉCRYPTAGE. Comment appréhender la détresse psychologique des migrants ? Une question peu évoquée mais qui s’avère cruciale.
Daniel Bréhier, psychiatre à Médecins du monde, nous l’explique.
PROPOS RECUEILLIS PAR AGNÈS FAIVRE
Publié le  | Le Point Afrique

Discuter avec lui, c’est un peu comme cartographier la répression à travers le monde, situer les conflits politiques, ethniques ou religieux en cours. Il pourrait être analyste en géopolitique, Daniel Bréhier. Mais il est psychiatre. Chaque jour, il consulte au Centre d’accueil de soin et d’orientation (CASO) de Médecins du monde à Saint-Denis, en Île-de-France. Retraité de la fonction publique en 2011, il travaille depuis pour cette ONG, fondée en 1980 par des anciens de Médecins sans frontières. À cette époque, une bande de médecins et journalistes veut rendre plus visible la situation des « boat people » vietnamiens, et leur venir en aide.

La prise en charge médicale des migrants s’est perpétuée tout au long de l’histoire de Médecins du monde. Elle intègre une aide psychologique. À son arrivée en 2011, Daniel Bréhier recevait des Pakistanais menacés par les talibans, quelques réfugiés d’Inde et du Bangladesh, et des Ivoiriens « craignant des exactions d’anciens chefs rebelles », dans le sillage de la crise politique ivoirienne de 2010-2011. À cette période, les routes migratoires à travers le Sahara et la Méditerranée existaient déjà. « Mais on en parlait moins », dit-il. Aujourd’hui, ses patients sont surtout des migrants originaires du continent africain, passés par la Libye. Pour Le Point Afrique, il revient sur les maux dont ils souffrent, et sur ce périple destructeur.

 

Daniel Bréhier est médecin psychiatre au Centre d’Accueil de Soins et d’Orientation (CASO) de Saint Denis, et responsable de la Mission mineurs étrangers à Paris de Médecins du monde. © DR Lire la suite

Villeurbanne: rencontre entre Médecins du monde et ses donateurs

Le Comité des donateurs et la

Délégation  Auvergne Rhône-Alpes

sont heureux de vous convier à une rencontre avec les acteurs de

Médecins du Monde 

ACCUEIL 18 h 30

Plénière avec :

Philippe de Botton, administrateur et trésorier de Médecins du Monde
Paule Champetier de Ribes, présidente du comité des donateurs
Jean-Baptiste Matray, directeur de la communication.
Jean Faya, délégué Rhône-Alpes Auvergne
Rafik  Bedaoui, responsable de missions urgences et long terme
Camille Salmon, co-responsable du groupe Europe EUFRAC
Marielle Chappuis,responsable de l’observatoire de l’accès aux droits et aux soins des missions France.

COCKTAIL ET DISCUSSIONS À PARTIR DE 20 h

Les acteurs de Médecins du Monde seront présents pour vous rencontrer, répondre à vos questions sur tous les sujets :Médecins du Monde et les urgences, les missions long terme, les programmes en France et à l’international, les financements, la communication.

Nous souhaitons mieux vous connaitre, vous écouter et répondre à vos attentes.

Le comité des donateurs sera à votre écoute pour vous renseigner sur son rôle et ses actions.

Mairie de Villeurbanne, Place Lazare-Goujon, métro Gratte-ciel.Salle du conseil municipal et des mariages, 2e étage

L’Europe veut dresser un « mur » en Libye

Comment bloquer le flux de migrants rejoignant l’Europe ? En les arrêtant avant qu’ils n’entrent dans l’Union. Cette solution appliquée avec succès en Turquie pour les migrants venant du Moyen Orient, l’Europe a décidé hier de la mettre en œuvre en Libye, pour les migrants africains.

Malgré le chaos dans lequel est plongé le pays depuis la chute de Kadhafi ? Oui, a répondu la chancelière allemande Angela Merkel : « Nous savons que la situation des réfugiés est dramatique en Libye. C’est pour cela que nous devons procéder dans le même contexte qu’en Turquie : empêcher l’illégalité, mettre fin au jeu des passeurs et des trafiquants et améliorer la situation des réfugiés ».

Former les garde-côtes locaux

L’année dernière, plus de 180 000 migrants ont traversé la Méditerranée vers l’Italie, soit 20 % de plus que l’année précédente. Ils venaient le plus souvent du Nigeria, de l’Érythrée et de la Guinée, et 90 % d’entre eux avaient transité par la Libye. La crainte est que le printemps amène une forte augmentation des tentatives de passage.

Que va faire l’Europe ? Dans une « Déclaration de Malte » bouclée après des discussions « plus rapides que prévu », témoigne un participant, elle énumère dix priorités : former et équiper des gardes-côtes libyens, qui interviennent contre les passeurs dans les eaux territoriales où ne peuvent venir les bateaux européens ; « démanteler le modèle économique des passeurs » ; créer des « structures d’accueil » en Libye avec le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale des migrations (OIM)…

Avec les tribus du sud

L’Union européenne va même enrôler dans son combat les tribus du sud de la Libye : elles « ont jusqu’à présent collaboré avec les trafiquants et gagné entre cinq et six millions d’euros par semaine grâce à cela », a expliqué le Premier ministre maltais Joseph Muscat, sans dire comment les Européens compenseront le manque à gagner.

Les organisations humanitaires, pointant les violences faites aux migrants en Libye, ont vivement protesté. « L’Union Européenne organise le refoulement vers leurs persécuteurs de personnes déjà éprouvées lors de leur premier passage », s’est alarmée Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde. Lire la suite

Jean-François Corty, le médecin globe-trotteur et humaniste

http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/23/2484123-jean-francois-corty-le-medecin-globe-trotteur-et-humaniste.html

Engagé très tôt dans l’action humanitaire, Jean-François Corty est aujourd’hui directeur des opérations internationales de Médecins du Monde. Un Toulousain qui a réalisé son rêve.

Dès l’année du bac, Jean-François savait qu’il voulait faire de la médecine pour s’engager dans l’humanitaire. Une enfance partagée entre le Maroc et la Haute-Garonne, auprès d’un père dentiste et d’une mère prof de biologie, a suffi pour sensibiliser l’enfant du Comminges au sort des plus démunis. «Je voyais dans la médecine la possibilité de faire des choses concrètes, pour ensuite pouvoir en parler et faire changer les choses», explique-t-il. Étudiant en médecine à Toulouse, Jean-François fait son stage à l’antenne locale de Médecins du Monde, tout en faisant du bénévolat à Médecins sans Frontières. Une année d’études en sciences politiques parachève sa formation, faisant de lui un médecin militant. Pendant les années 2000, Jean-François sillonne les théâtres de guerre et de catastrophes naturelles pour Médecins sans Frontières, du Libéria à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, le Niger ou l’Erythrée, en tant que médecin ou chef de mission. Focalisé sur son objectif, Jean-François demeure pudique quant à son vécu en terres parfois très hostiles. «Chaque terrain est différent. Il peut y avoir beaucoup de stress et de violence. On doit faire confiance à notre équipe», avoue-t-il. En 2009, le médecin rejoint Médecins du Monde en tant que directeur des opérations France. «Le fait d’avoir grandi dans un milieu rural m’a sensibilisé à la question de la précarité», note-t-il. La solidarité et l’égalité de l’accès aux soins sont les valeurs portées par Jean-François avec le développement de programmes dans des zones oubliées des politiques publiques. «Médecins du Monde est une organisation militante. On agit sur le terrain, puis on témoigne de ce que l’on voit sur la base des opérations pour faire changer les choses», précise Jean-François. «Travailler au sein d’une organisation indépendante des partis politiques et de l’agenda partisan est très important pour moi. Lire la suite