Jean-François Corty, le médecin globe-trotteur et humaniste

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Engagé très tôt dans l’action humanitaire, Jean-François Corty est aujourd’hui directeur des opérations internationales de Médecins du Monde. Un Toulousain qui a réalisé son rêve.

Dès l’année du bac, Jean-François savait qu’il voulait faire de la médecine pour s’engager dans l’humanitaire. Une enfance partagée entre le Maroc et la Haute-Garonne, auprès d’un père dentiste et d’une mère prof de biologie, a suffi pour sensibiliser l’enfant du Comminges au sort des plus démunis. «Je voyais dans la médecine la possibilité de faire des choses concrètes, pour ensuite pouvoir en parler et faire changer les choses», explique-t-il. Étudiant en médecine à Toulouse, Jean-François fait son stage à l’antenne locale de Médecins du Monde, tout en faisant du bénévolat à Médecins sans Frontières. Une année d’études en sciences politiques parachève sa formation, faisant de lui un médecin militant. Pendant les années 2000, Jean-François sillonne les théâtres de guerre et de catastrophes naturelles pour Médecins sans Frontières, du Libéria à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, le Niger ou l’Erythrée, en tant que médecin ou chef de mission. Focalisé sur son objectif, Jean-François demeure pudique quant à son vécu en terres parfois très hostiles. «Chaque terrain est différent. Il peut y avoir beaucoup de stress et de violence. On doit faire confiance à notre équipe», avoue-t-il. En 2009, le médecin rejoint Médecins du Monde en tant que directeur des opérations France. «Le fait d’avoir grandi dans un milieu rural m’a sensibilisé à la question de la précarité», note-t-il. La solidarité et l’égalité de l’accès aux soins sont les valeurs portées par Jean-François avec le développement de programmes dans des zones oubliées des politiques publiques. «Médecins du Monde est une organisation militante. On agit sur le terrain, puis on témoigne de ce que l’on voit sur la base des opérations pour faire changer les choses», précise Jean-François. «Travailler au sein d’une organisation indépendante des partis politiques et de l’agenda partisan est très important pour moi. Lire la suite

Médecins du Monde organise jeudi un rassemblement parisien en soutien à la Syrie

En soutien aux acteurs de la santé qui agissent en Syrie, Médecins du Monde et l’UOSSM organisent jeudi à 16h30 un rassemblement Place du Trocadéro (Paris). Une manière, selon eux, d’anticiper la réunion des pays dits « affinitaires » sur la Syrie, qui se tiendra le 10 décembre à Paris.

Par le biais de cet événement, ils souhaitent dénoncer la situation en Syrie et solliciter les citoyens et le personnel médical à se réunir pour demander un cessez-le-feu immédiat, la protection des lieux de soins et des personnels soignants, l’ouverture et la sécurisation de voies d’accès humanitaires pour l’évacuation des civils et l’évacuation sans entrave des blessés.

« Dé-camper », un livre-CD pour mieux penser la migration, l’exil, l’accueil

Une centaine de contributeurs, artistes, chercheurs, bénévoles, exilés, ont mis la patte à « Dé-camper », livre-CD qui invite à repenser la question des camps de réfugiés. Derrière ce projet : la Maison de l’environnement de Dunkerque.

Le chanteur Dominique A, le réalisateur Robert Guédiguian, le dessinateur Plantu… L’ouvrage collectif Dé-camper de Lampedusa à Calais s’est offert de prestigieuses signatures. Il fallait bien ça pour mettre en lumière un sujet hautement politique, et difficile à cerner : celui des migrations.

La Maison de l’environnement de Dunkerque, qui ne voulait pas rester insensible à cette problématique si cruciale pour le territoire, a coordonné le projet. Et a entraîné dans son sillage la fondation Agnès B. et Médecins du monde, qui ont cofinancé l’ouvrage, publié aux éditions La Découverte sous la forme d’un livre-CD.

«  Les camps questionnent notre rapport au territoire, à la forme que prend la ville, à la place de ses habitants, à la précarité, expose Delphine Le Vergos, chargée de communication à la Maison de l’environnement. La migration est un problème de société qu’on doit intégrer, en termes d’accueil et de partage des territoires. Ce n’est pas une question qu’on peut «régler» . » Lire la suite

Médecins du Monde sollicite la Mairie de Paris pour Gaza et l’Irak

Sollicitée par Médecins du Monde et la Croix Rouge Française, la Ville de Paris débloque une aide d’urgence, d’un montant de 180.000 euros, pour financer des opérations humanitaires dans le nord de l’Irak et à Gaza.

Lors du Conseil de Paris de juillet dernier, les élus ont adopté à l’unanimité un vœu exprimant leur inquiétude et leur solidarité envers les populations de ces deux zones de conflits durement éprouvées que ce soit dans le nord de l’Irak ou à Gaza.

Une aide financière de 90 000 euros pour l’Irak

En Irak suite à la prise de Mossoul par l’Etat Islamique, près de 850.000 personnes ont été déplacées depuis le début des violences, déstabilisant une région qui accueille déjà près de 250.000 réfugiés syriens. Les populations déplacées, qui ont quitté leur logement dans la précipitation, sont souvent démunies et dépendent de l’aide internationale pour survivre.

La récente prise de Qaraqosh et de Sinjar par les djihadistes a encore aggravé une situation humanitaire extrêmement tendue et a provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes, dont des chrétiens et yézidis menacés de mort.

Sollicitée par Médecins du Monde et la Croix Rouge Française pour contribuer au financement des opérations que mènent ces ONG dans le nord de l’Irak, la Ville de Paris  a décidé, mercredi 13 août, de débloquer une aide d’urgence d’un montant de 90.000 euros.

La Ville participera à hauteur de 40.000 euros à l’action de Médecins du Monde au bénéfice de l’unique hôpital de chirurgie pédiatrique de Mossoul, ainsi qu’à l’approvisionnement de médicaments et de matériel médical pour les gouvernorats d’Erbil et de Dohuk. Par ailleurs, elle soutiendra à hauteur de 50.000 euros l’action de la Croix Rouge Française pour permettre aux familles déplacées, et installées dans des écoles aux alentours de Dohuk, d’accéder à l’eau potable et à des latrines.

Un aide financière de 90 000 euros pour Gaza  Lire la suite