Médecins du monde évacue son personnel du Yémen

Le Monde.fr avec AFP | 

L’organisation humanitaire Médecins du monde (MDM) a pris la décision mardi 6 septembre de cesser provisoirement ses activités et d’évacuer son personnel du Yémen, en raison d’une intensification des combats et des raids aériens « depuis la suspension des négociations de paix le 6 août ».

Avant cette évacuation, une équipe était installée dans la capitale, Sanaa, rappelle l’organisation non gouvernementale. « Des cliniques mobiles étaient équipées pour aller au plus près des enfants, des femmes et des hommes qui ne peuvent se déplacer », précise-t-elle.

Dans un communiqué, MDM « appelle la communauté internationale à se mobiliser pour obtenir l’arrêt des bombardements et l’accès sans entrave aux populations ».

10 000 morts selon l’ONU

« Quatre-vingts pour cent des habitants ont besoin d’une aide d’urgence et environ 25 % des centres de santé sont détruits ou ne fonctionnent plus. Près de la moitié de la population se trouve également en situation d’insécurité alimentaire. Dans le respect du droit humanitaire international, le déploiement de l’aide humanitaire et l’accès aux blessés doivent être facilités », a plaidé Jean-François Corty, directeur des opérations internationales de Médecins du monde. Lire la suite

Accueil Droit Droit: les dépêches Yémen : six ONG lancent un cri d’alarme face à une « crise humanitaire oubliée »

Morts par milliers, infrastructures détruites, malnutrition, mines antipersonnel, amputations… et une mobilisation internationale défaillante : six ONG ont lancé jeudi à Paris un « cri d’alarme » pour une « crise humanitaire oubliée » au Yémen, où un conflit massif fait rage.

« C’est dans l’indifférence générale que le Yémen s’enfonce dans le chaos », pestent Médecins du monde, Handicap International, Première urgence internationale, Acted, Action contre la fin, et Care, dans un texte commun.

« Les bombardements aériens et les combats ont considérablement aggravé la situation humanitaire des populations de ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique », regrettent ces six ONG actives au Yemen. Lire la suite

Courcelles-les-Lens: le long chemin des Roms courcellois vers l’intégration

Depuis cinq ans, huit familles Roms vivent dans un campement à proximité de la commune. Et peu à peu leur insertion dans la société prend forme, constate le Comité de soutien aux Roms du Douaisis, une dizaine de bénévoles qui les suit au quotidien. Il reste encore beaucoup à faire.

Installés au bout de leur chemin, ils font partie du paysage. C’est en 2010 que quelques familles Roms ont stationné leurs caravanes en retrait de la départementale qui mène à Auby, un petit campement que l’on aperçoit depuis l’A21. « Ça fait 5 ans qu’on s’occupe d’eux, ils n’ont jamais enquiquiné personne, il n’y a jamais eu de problème. Ils étaient 27-28 en 2010, c’est remonté à 40. Là, ils sont 35. C’est un groupe stable. Il n’y a pas eu d’appel d’air », témoignent Gérard et Madeleine Couche, du Comité de soutien aux Roms du Douaisis, créé afin d’épauler ces familles.

Nul n’est mieux placé que ces bénévoles pour mesurer les progrès de leur intégration. « Au départ, on leur apportait surtout de l’aide alimentaire, vestimentaire ou de santé. Et dans l’urgence. Aujourd’hui, c’est devenu une aide plus administrative. Il y a eu une évolution lente, difficile mais réelle. »

Scolarité

Car au fil du temps, et même si cela n’apparaît pas au premier coup d’œil, ces Roumains s’insèrent, à leur manière. Depuis deux ans, ils sont citoyens européens à part entière, libres de trouver un emploi dans l’Union. « La Roumanie, c’est zéro. Les Français sont gentils pour nous. En Roumanie, c’est misère, crise, pas travail. » explique Félicia, l’une des mères de famille du camp. Celui-ci regorge de voitures désossées, de métaux divers récupérés aux encombrants et revendus à un ferrailleur de Denain. Lire la suite

La terreur freine les humanitaires

Le Matin online
Après la troisième exécution d’un membre d’une ONG, les associations font état de leurs difficultés pour venir en aide à la population syrienne.

La décapitation de l’Américain Peter Kassig, humanitaire de 26 ans, a-t-elle des répercussions sur les ONG en Syrie et en Irak? Beaucoup n’intervenaient déjà pas dans cette région à haut risque. Mais alors que l’Etat islamique se montre plus menaçant, les autres vont-elles partir? Contactées par «Le Matin», celles-ci affirment avoir pris les mesures de sécurité qui s’imposaient avant ce nouvel assassinat. C’est par exemple le cas de Médecins du Monde qui compte en ce moment une vingtaine de collaborateurs occidentaux dans la région.

«Ce troisième assassinat ne change rien à notre politique de sécurité mise en place en 2012, année où les kidnappings ont commencé», avance Joël Weiler, responsable de la cellule urgence de l’ONG. «A l’intérieur du pays, tout notre staff est syrien. Non pour des raisons de sécurité, mais parce que collaborer avec des partenaires locaux fait partie de notre philosophie.» Les expatriés sont, eux, répartis entre l’Irak et la Turquie.

Tous les trajets sont surveillés

Comme les partenaires locaux, le personnel étranger doit obéir à des consignes strictes: couvre-feu ou encore suivi de tous leurs déplacements. «Nous savons où est notre personnel à tout moment. Dans ce genre de mission d’urgence, nous avons une obligation de moyens, presque militaires, envers nos équipes», affirme Joël Weiler. Lire la suite

Réduire la pauvreté et les inégalités, un investissement d’avenir pour toute la société

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/10/27/reduire-la-pauvrete-et-les-inegalites-un-investissement-d-avenir-pour-toute-la-societe_4513253_3232.html

Plus de 5 millions de Français sont privés d’emploi mais 8,5 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Si l’on ajoute qu’en 2012, 25% des personnes sans domicile fixe travaillaient, il apparaît clairement que l’emploi seul ne protège pas toujours de la précarité. Il n’est plus forcément synonyme de promotion sociale : le risque de pauvreté se transmet largement des parents aux enfants, alimentant la peur d’un déclassement durable et bafouant cette notion d’égalité des chances à laquelle nous sommes si attachés.

 

 

Journée du refus de la misère: donner la parole aux plus démunis

« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré » : comme chaque année depuis 1987, ce message sera diffusé dans le cadre de la Journée mondiale du refus de la misère, célébrée vendredi 17 octobre, dont l’objectif est de sensibiliser la population et donner la parole aux personnes précaires.

Célébrée chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est organisée par l’association ATD Quart Monde. Son but : donner la parole et un visage aux plus démunis mais aussi sensibiliser la population et les pouvoirs publics.

« Regardons la misère en face »

A l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, reconnue par les Nations Unies depuis 1992, l’ONG Médecins du Monde a voulu donner un visage aux plus démunis à travers l’exposition « Regardons la précarité en face »: douze portraits géants de Français précaires sont exposés sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, jusqu’au 19 octobre Paris.

« Nous les croisons chaque jour dans les rues sans leur prêter attention. Souvent même, nous détournons le regard. La pauvreté, la maladie dérangent. Ces femmes,  ces hommes et ces enfants, précaires, exclus, que Médecins du Monde accompagne tous les jours en France comme ailleurs dans le monde, nous avons voulu leur donner la parole, leur donner un visage » explique l’ONG dans un communiqué de presse.

Rapport annuel de Médecins du Monde

Chaque année, dans le cadre de cette journée mondiale, l’ONG Médecins du Monde publie un rapport, l’« Observatoire de l’accès aux droits et aux soins en France » : en 2013, près de 30 000 personnes se seraient rendues dans les 20 Centres d’accueil de soins et d’orientation (Caso) de Médecins du monde: au total 40 547 consultations médicales, 3 685 consultations dentaires et 14 278 consultations sociales ont été réalisés.  Dans son rapport annuel, l’ONG révèle également que 97 % des personnes rencontrées dans les Caso vivent sous le seuil de pauvreté, tout en poitant également une augmentation du nombre de mineurs isolés en 2013.